BIC, du brouillon à l'œuvre d'art

BIC, du brouillon à l’œuvre d’art

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Affiche de l’exposition

©bicworld

 

Né il y a 70 ans, le stylo à bille de la marque BIC, vendu à 17 millions d’unités chaque jour à travers le monde, fait l’objet d’une exposition qui se tient jusqu’au 27 mai au CentQuatre à Paris.

Présentation

La collection de la marque a été entamée par l’entremise de Bruno Bich, fils du fondateur de la marque. L’exposition actuelle présente environ 140 des 250 œuvres composant cette collection. Ce sont des œuvres créées par des artistes à partir du stylo bien sûr, mais aussi des autres produits phares de la marque, briquets et rasoirs jetables.

Le stylo à bille en cristal est le crayon français emblématique qui est présent pratiquement dans toutes les trousses des écoliers mais pas seulement, puisque des artistes s’en servent pour produire des œuvres aussi originales que variées. L’exposition a pour objectif de mettre en lumière les créations de plus de 80 artistes européens, chinois et américains à travers 750 m² de surface. Cette collection présentée témoigne de la qualité, de la précision, et sa facilité d’utilisation du stylo à bille élaboré en 1950 Il est un véritable outil d’expression artistique. Facile de se le procurer pour tous les budgets, il permet d’exécuter rapidement des esquisses griffonnées ou même des œuvres majeures.

 

Un mur de crayon, reflet d’un objet dont la popularité a traversé les frontières.

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Une œuvre monumentale composée de stylos comme ceux-ci

©pixabay

 

Une des pièces les plus originales de la collection est sans doute ce mur de sept mètres de long et composé de 15 000 stylos à bille entièrement vidés de leur encre. Ils représentent l’ensemble des personnes qui consomment cet objet, d’une manière ou d’une autre à travers le monde. Ces stylos vidés de leur encre permettent de mettre en lumière leur cristal. Un artiste autrichien nommé Herbert Hinteregger, a utilisé une grande partie de ces stylos à bille pour réaliser ses peintures que l’on peut contempler dans l’exposition, des œuvres qui ont pris des années de travail. L’idée défendue par cet artiste est « la transformation du langage par l’écrit et de l’écrit vers la peinture » (France3). Cent à deux cents stylos ont été nécessaires pour constituer une seule peinture.

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Des milliers d’heures de travail pour l’artiste autrichien

©pixabay

 

Bic, des stylos mais pas que

Outre la forte présence de stylos à billes dans les œuvres, la marque française est également réputée pour la production de briquets. A ce titre, il est donc tout à fait légitime de les retrouver au cœur de l’exposition. Graphiste, peintre et plasticien ont trouvé dans le briquet des sources d’inspiration pour créer des œuvres uniques et originales. Comme en témoigne la présence d’une robe sculptée avec 8500 briquets qui la composent. Cette robe du couturier vénézuélien Oscar Carvallo pèse plus de 240 kilos.

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Le briquet, un objet usuel qui pait partie intégrante de l’exposition

©pixabay

 

L’exposition au CentQuatre est gratuite et disponible à tous les visiteurs du 14 avril au 27 mai.

Paris – 5, rue Curial

 

Pour plus d’informations sur l’exposition, vous pouvez consulter l’adresse suivante : https://www.bicworld.com/fr/la-collection-bic-sexpose-au-centquatre-paris-2018

 

 

Rédacteur : Grégoire Evano

Correcteur et correctrice : Guirec Zéo et Noémie Gonnot