L’Abbaye royale de Fontevraud

 

QUELQUES ELEMENTS DE CONTEXTE…

L’Abbaye se situe dans la région des Pays de la Loire, dans le département du Maine-et-Loire et dans la commune de Fontevraud-l'Abbaye.

Elle est en bord de Loire dans le val de Loire. Celui-ci est  inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 30 novembre 2000.

On trouve dans le val de Loire certains célèbres châteaux comme le Château d’Angers, de Saumur, ou encore le Château de Langeais.

L’Abbaye se situe également dans la zone du  Parc naturel régional Loire Anjou Touraine.

Le site qui englobe l’Abbaye recouvre 13 hectares. Celle-ci est  classée monument historique en 1840 et au patrimoine mondial de l’Unesco la même année que le Val de Loire en 2000.

Depuis 2010, le site est géré par la Région des Pays de la Loire mais celui-ci s’organise aussi avec la SOPRAF (Société publique régionale Abbaye de Fontevraud) ainsi que par le Centre culturel de l’Ouest (CCO), une association reconnue d’utilité publique créée en 1975 qui se doit également d’animer le site. Seule l’exploitation touristique, notamment les visites, est assurée par l’Etat via le Centre des monuments nationaux.

L’HISTOIRE DU SITE

Une abbaye royale :

L’Abbaye est fondée en 1101 par Robert d’Abrissel, un moine breton qui a reçu du Pape Urbain II l’ordre de prêcher dans l’ouest de la France. Il fonde un ordre mixte qui accueille à la fois des hommes et des femmes vivant dans deux monastères distincts.

L’Abbaye reçoit rapidement le soutien des comtes d’Anjou et de nombreuses constructions voient le jour.

En 1115, une première abbesse est élue à la tête de l’ordre, Pétronille de Chemillé. Une deuxième femme, Mathilde d’Anjou, lui succède. Plusieurs religieux quittent alors l’Abbaye car ils ne veulent pas être sous l’autorité d’une femme. Les départs vont finalement cesser et l’Abbaye va se développer. On compte à la fin du XIIe siècle, plusieurs milliers de religieux.

Au milieu du XIIe siècle, l’Abbaye se fait également connaitre des Plantagenets, une puissante famille royale issue des comtes du Maine et d’Anjou qui ont régnés sur l’Angleterre.  Nombre d’entre eux y passent quelques années et sont même inhumés dans l’Abbaye. Aujourd’hui on peut voir les gisants d’Aliénor d’Aquitaine ou encore de Richard Cœur de Lion. L’abbaye devient alors une véritable nécropole des Plantagenets.

Par la suite, les constructions entreprises sont stoppées par manque de moyens et à cause de la Guerre de Cent Ans.

En 1491, Renée de Bourbon est élue abbesse. Elle est la première des cinq abbesses Bourbon à le devenir. Elles entreprennent toutes de nombreuses rénovations ou constructions telles que le réfectoire ou l’infirmerie Saint Benoit.

De la Révolution à la fin du XXe siècle

Durant la Révolution, les biens du clergé deviennent bien nationaux. En 1792, la dernière abbesse finit par être chassée du lieu. Le domaine est alors divisé en lots et le mobilier est dispersé.

En 1804, sous Napoléon 1er, l’Abbaye devient une prison et des aménagements ont lieu. Celle-ci ouvre officiellement en 1814 pour ne fermer qu’en 1963. Elle est considérée comme l’une des prisons les plus dures de France.

A sa fermeture, des travaux de restauration commencent afin d’en faire un lieu culturel et public. Elle rouvre ainsi en 1975 et le CCO en prend la gestion.

 

L’ABBAYE AUJOURD’HUI  UNE « CITE A VIVRE »

L’ancien directeur du site, David Martin, annonce en 2010 : « L'objectif est de poursuivre l'histoire de l'Abbaye, en construisant une Cité à vivre, et pas simplement une cité à contempler, c'est le cahier des charges que m'ont donné les élus. ». Ainsi, 30 millions d’euros ont été investis par l’Etat et la Région pour réaliser ce projet et rénover le lieu.

Aujourd’hui, l’Abbaye s’est transformée en véritable site culturel et touristique.

Les propositions culturelles :

Il est possible de faire des visites libres ou guidées de l’Abbaye, d’en découvrir l’architecture ainsi que les tombeaux des gisants.

Le site organise également des expositions, des concerts, des débats ou encore des conférences. Une salle est consacrée aux expositions temporaires d’art contemporain. Des artistes y sont également en résidence.

Les services annexes

Le site est devenu, depuis les récents aménagements, un véritable complexe hôtelier et de restauration.

Il s’y trouve un hôtel depuis 1990, aménagé dans l’ancien quartier de traitement des lépreux. C’était au départ un hôtel deux étoiles. Depuis les nouveaux aménagements du site, cet hôtel est devenu un hôtel quatre étoiles et est composé de 54 chambres.

Il y’a également un restaurant gastronomique tenu par Thibaut Ruggeri, Bocuse d’or. Sa cuisine est élaborée à partir de produits directement issus du potager présent sur le site.

Des préoccupations actuelles : le numérique et le développement durable

Le lieu tente enfin de s’adapter aux nouveaux enjeux contemporains, notamment au numérique et au développement durable.

Le complexe s’est doté de nombreux outils numériques tel que l’Ibar, des grandes tablettes tactiles encastrées dans du mobilier sur lesquelles on peut voir le plan du site ou encore l’actualité culturelle. Des grands écrans ont également été placés à divers endroits. Ils servent à la fois de signalétique et d’audioguide et donnent les clefs pour comprendre les lieux.

Le développement durable est également une priorité à l’Abbaye. Depuis 2013 celle-ci possède deux chaufferies à bois et 92 panneaux photovoltaïques. Dans une logique de préservation de la biodiversité, le site s’est lancé dans un éco-pâturage et accueil des moutons et des brebis.  Le lieu est aussi labélisé refuge LPO (ligue de protection des oiseaux). 39 espèces d’oiseaux ont été recensées. Le site a obtenu la norme environnementale ISO 26 000 qui définit comment les organisations doivent contribuer au développement durable. C’est une première pour un monument historique et un site touristique.

 

Pour plus d’informations, consultez le site officiel de l’Abbaye royale de Fontevraud : http://www.fontevraud.fr/

 

Rédactrice : Ophélie Chauvin

Correcteurs : Gaël Ledu, Maria Martin, Hélène Penloup

 

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