Le Conseil International des Musées

 

La création du Conseil International des Musées (ICOM) :

Dans la période d'après-guerre, la volonté de mettre en place des instances internationales apparaît dans différents domaines. À l'initiative de Chauncey Jerome Hamlin, président du musée des sciences de Buffalo, et de Georges Salles, président des musées de France, l'ICOM est créé en 1946.

L'organisme se structure rapidement avec l'organisation de sa première Assemblée générale en 1947 à Mexico, devenant ainsi l'organe de référence pour les musées et les professionnels. Des préoccupations, comme la circulation internationale des biens culturels ou l'éducation par les musées, sont débattues entre les membres de l'ICOM durant cette période. Des résolutions sont prises à l'issue des différentes assemblées, faisant foi auprès des professionnels des musées.

L'évolution de l'ICOM :

Malgré le succès rencontré à sa création auprès des professionnels et des musées, l'ICOM connaît une crise tout au long de la décennie 1970. Des problèmes financiers plombent l'organisme, qui est obligé de repenser son mode de fonctionnement par le biais d'une révision de ses statuts. Ces derniers redonnent un élan à l'ICOM et lui permettent d'obtenir une indépendance financière, avec l'augmentation de la cotisation des adhérents.

Progressivement l'ICOM retrouve de la stabilité, lui permettant de mettre en place de nouvelles résolutions ambitieuses. L'organisme met en place des programmes d'aides destinés au pays en voie de développement, en particulier dans le domaine de la formation du personnel des musées, mais il met surtout en place un Code de déontologie pour tous ses adhérents.

Au début des années 2000, l'ICOM est un organisme connu et reconnu dans le monde. Cette reconnaissance lui permet de tisser des partenariats avec différents organismes internationaux, en plus des relations historiques avec les Nations unies. C'est par exemple le cas d'Interpole, avec lequel l'ICOM a signé un partenariat pour lutter contre le trafic des biens culturels.

Le succès rencontré par l'organisation pousse cette dernière à continuer de se réformer, en restant proche des évolutions de la société moderne et des aspirations des professionnels du secteur muséal. L'ICOM développe notamment des comités nationaux et internationaux qui permettent à ses adhérents de se rencontrer plus régulièrement, en dehors des Assemblées générales.

L'ICOM fédère aujourd'hui plus de trente-sept mille musées et professionnels, issus de cent quarante et un pays différents, répartis en cent quinze comités nationaux et trente comités internationaux.

Les principales missions de l'ICOM :

Actuellement dirigé par Suay Aksoy, l'ICOM a défini au fil du temps différentes missions auxquelles ses actions se conforment. Plaçant le musée au cœur de la société et de son développement, l'organisme s'engage à préserver, conserver et transmettre les biens culturels.

Pour assurer ces missions, l'ICOM axe sa politique autour de quatre grands axes :

  • Définition de standards d'excellence

Par les résolutions qu'il prend et les politiques qu'il développe, l'ICOM définit des normes utilisées par ses différents adhérents. Ces normes sont devenues progressivement des standards internationaux dans les différents musées du monde.

  • Développer un réseau de professionnels

Avec plus de trente-sept mille adhérents, l'ICOM a développé un réseau riche de professionnels et de musées. En augmentation constante, ce réseau lui permet d'être réactif sur les différentes problématiques muséales et les évolutions auxquelles les musées doivent faire face.

  • Assurer des missions internationales

Grâce à son rayonnement, l'ICOM a développé différents partenariats. Ces derniers lui permettent d'assurer des missions de collaboration au niveau international, comme lors de la création du Comité international du Bouclier Bleu (ICBS).

  • Animer un réseau de réflexion

Par le biais de ses comités nationaux et internationaux, l'ICOM est à la tête d'un grand réseau de réflexion constitué par ses trente-sept mille adhérents. Ces différents comités sont force de proposition et ils réfléchissent aux évolutions des musées.

Les dernières orientations de l'ICOM :

En 2016, l'ICOM a défini de nouveaux objectifs stratégiques pour la période qui s'étend de 2016 à 2022. Lors de l'Assemblée générale de Milan, l'organisme a adopté ces objectifs. Au nombre de cinq, ils ont pour but de donner une orientation à l'action de l'ICOM sur cette période de six années.

Le premier objectif de l'ICOM, pour cette période, est de valoriser l'adhésion de ses membres par le renforcement de leurs compétences, par des communications plus nombreuses et des participations plus régulière. Ensuite, l'organisme veut accroître et renforcer sa dimension international. L'ICOM souhaite aussi augmenter sa visibilité au niveau mondial et auprès des professionnels du monde culturel. Enfin, l'ICOM souhaite mieux connaître ses besoins en personnel et en ressources.

Organisme de référence pour le monde muséal, le Conseil International des Musées est aujourd'hui une institution qui fédère plusieurs milliers de professionnels du secteur à travers le monde. Par les résolutions qu'il adopte et les politiques qu'il impulse, l'ICOM développe une politique muséale de grande ampleur qui fait référence dans le monde entier.

Rédacteur : Yann Hellias

Correcteurs : Sarah Compagnon, Guirec Zeo, Rodne Israël

 

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